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Des plans d'entraînement calculés, semaine par semaineChaque séance porte sa durée, son allure au kilomètre et sa distance

Fiche calculée

Séance de côtes

La séance de côtes muscle la foulée sans le choc de la piste : la pente absorbe l'impact à la place des articulations. Voici l'allure de départ, la récupération et les ajustements pour ne pas la rater.

La même séance, trois niveaux

Débutant (VMA 12)

56 min · 7,3 km · Côte

  • 15 min d'échauffement en endurance jusqu'au pied de la côte
  • 2 séries de 7 × 45 s en montée, effort soutenu et foulée courte, 3 min de marche entre les séries
  • Descente en marchant ou en trottinant, départ de la suivante en bas
  • 10 min de retour au calme sur le plat

Intermédiaire (VMA 15)

56 min · 9,2 km · Côte

  • 15 min d'échauffement en endurance jusqu'au pied de la côte
  • 2 séries de 7 × 45 s en montée, effort soutenu et foulée courte, 3 min de marche entre les séries
  • Descente en marchant ou en trottinant, départ de la suivante en bas
  • 10 min de retour au calme sur le plat

Confirmé (VMA 17,5)

56 min · 10,7 km · Côte

  • 15 min d'échauffement en endurance jusqu'au pied de la côte
  • 2 séries de 7 × 45 s en montée, effort soutenu et foulée courte, 3 min de marche entre les séries
  • Descente en marchant ou en trottinant, départ de la suivante en bas
  • 10 min de retour au calme sur le plat

Pourquoi la côte muscle sans casser

Sur la piste ou le bitume plat, chaque foulée rapide envoie une onde de choc dans les tibias et les genoux. En montée, cette onde disparaît presque : la pente absorbe une bonne partie de l'impact pendant que les quadriceps, les mollets et les fessiers font tout le travail. C'est une séance de force pure, sans les courbatures articulaires du lendemain qu'on connaît après une séance de fractionné sur plat.

L'allure de départ : le piège classique

Le réflexe du premier virage, c'est de partir comme sur un sprint de cent mètres parce que la côte semble courte. C'est l'erreur qui tue la séance dès la troisième répétition : les jambes brûlent, le souffle sature, et les dernières montées se courent en marchant plutôt qu'en foulée courte. L'allure de départ doit rester un effort soutenu, celui où l'on pourrait encore répondre en deux ou trois mots, pas un effort maximal. On garde la foulée courte et le buste légèrement penché vers l'avant, sans chercher à enjamber la pente.

Le déroulé, répétition par répétition

Pour un coureur intermédiaire, la séance se construit ainsi :

  • 15 min d'échauffement en endurance jusqu'au pied de la côte
  • 2 séries de 7 × 45 s en montée, effort soutenu et foulée courte, avec 3 min de marche entre les séries
  • Descente en marchant ou en trottinant, avec départ de la répétition suivante en bas
  • 10 min de retour au calme sur le plat

La descente en marchant n'est pas une option de confort : c'est elle qui prépare les muscles à repartir propre sur la répétition suivante. Descendre trop vite en trottinant use les quadriceps en excentrique et sabote la qualité des montées qui restent à courir.

Où la placer dans la semaine

Cette séance demande des jambes fraîches et une récupération complète ensuite, donc elle se glisse idéalement en milieu de semaine, avec au moins une journée de repos ou de footing très facile avant et après. La coller juste après une sortie longue est le meilleur moyen de la rater : les jambes lourdes empêchent de tenir la foulée courte, et l'effort soutenu se transforme vite en effort au bord de la chute.

Quand le terrain ou la forme ne suivent pas

  • Pas de côte à proximité : une légère inclinaison de tapis ou un escalier extérieur en boucle peuvent remplacer la pente, tant que la durée de l'effort reste proche de 45 s
  • Côte trop courte pour 45 s : on raccourcit le temps d'effort et on ajoute des répétitions plutôt que de forcer une descente précipitée pour gagner des secondes
  • Jambes lourdes ou fatigue inhabituelle en début de séance : on réduit à une seule série de 7, on garde la récupération complète, et on reporte la seconde série à la prochaine séance plutôt que de l'enchaîner à moitié
  • Sol glissant ou pente technique : la sécurité prime sur le chrono, la descente se fait alors entièrement en marchant

Le seul repère qui compte vraiment, c'est la qualité des dernières répétitions : si la foulée courte tient encore sur la septième montée de la seconde série, la séance a fait son travail.

95 à 105 % de la VMA · VMA

Questions fréquentes

Faut-il pousser à fond dès la première montée ?

Non, l'objectif est un effort soutenu et régulier sur les 7 répétitions de chaque série, pas un effort maximal isolé. Partir trop vite épuise les cuisses avant la fin de la première série, et les dernières montées se courent alors en marchant plutôt qu'en foulée courte. Le bon repère : pouvoir répondre en deux ou trois mots pendant l'effort, sans être à bout de souffle.

Que faire si la côte disponible est plus courte que 45 secondes ?

On raccourcit simplement la durée de l'effort en montée et on augmente le nombre de répétitions pour retrouver un temps de travail proche de l'original. Mieux vaut une pente courte parcourue avec une foulée propre qu'une pente plus longue cherchée au prix d'une descente précipitée. La récupération de 3 minutes entre les séries reste identique, quelle que soit la longueur de la côte.

Peut-on trottiner la descente au lieu de marcher ?

Trottiner reste possible si les jambes le supportent bien, mais la marche protège davantage les quadriceps, qui travaillent en excentrique à la descente. Sur les dernières répétitions, quand la fatigue s'installe, marcher permet d'arriver en bas avec une foulée encore courte pour attaquer la montée suivante, alors que trottiner use les jambes et dégrade la qualité des dernières répétitions de la séance.