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Des plans d'entraînement calculés, semaine par semaineChaque séance porte sa durée, son allure au kilomètre et sa distance

Fiche calculée

VMA 16 km/h : toutes vos allures d'entraînement

Une VMA de 16 km/h correspond à un coureur régulier, celui qui vise un 10 km en 41:52 ou un semi en 1h32:21. Cette page traduit ce chiffre en allures d'entraînement précises, du footing le plus lent jusqu'au marathon.

Vos chronos prévisibles

DistanceChronoAllure au km
5 km20:054:01
10 km41:524:11
semi-marathon1h32:214:23
marathon3h12:334:34
55 %65 %75 %82 %90 %95 %105 %Footing très lentEndurance fondamentaleAllure marathonSeuilVMA

Trois séances à cette VMA

Fractionné court

44 min · 8,1 km · VMA

  • 15 min d'échauffement, puis 4 lignes droites accélérées
  • 2 séries de 8 × 30 s à 16,4 km/h, soit environ 140 m par répétition, récupération 30 s en trottinant et 3 min entre les séries
  • 10 min de retour au calme

Séance au seuil

44 min · 8,4 km · Seuil

  • 15 min d'échauffement en endurance
  • 2 × 8 min à 4:25 par kilomètre (13,6 km/h), récupération 3 min en trottinant
  • 10 min de retour au calme

Sortie longue

70 min · 12,5 km · Endurance fondamentale

  • 70 min à 5:36 par kilomètre environ, soit près de 12,5 km
  • Les dix dernières minutes un peu plus vite si la fin reste facile

Une VMA de 16 km/h, c'est quel coureur ?

Une VMA de 16 km/h place son propriétaire dans la catégorie des coureurs réguliers, ceux qui courent depuis un moment et enchaînent trois à quatre séances par semaine. Ce n'est ni le profil du débutant qui découvre le jogging, ni celui de l'athlète de club qui vise le podium départemental : c'est le coureur solide, capable d'espérer un 5 km en 20:05 ou un 10 km en 41:52 le jour où tout se passe bien. Ce chiffre n'est pas figé : il dépend de la forme du moment et de la fraîcheur du dernier test.

Traduire la VMA en allures d'entraînement

Une VMA sert à une seule chose concrète : donner un chiffre à chaque intention d'entraînement, pour ne plus courir au feeling une séance qui demande de la précision. Avec 16 km/h, les zones se répartissent ainsi :

  • Footing très lent : 5:46 à 6:49 par km (8,8 à 10,4 km/h, 60 à 70 % de la FCmax), la zone de la récupération et des sorties de reprise.
  • Endurance fondamentale : 5:00 à 5:46 par km (10,4 à 12 km/h, 70 à 80 % de la FCmax), le socle du volume hebdomadaire.
  • Allure marathon : 4:34 à 5:00 par km (12 à 13,1 km/h, 80 à 86 % de la FCmax), l'allure des sorties longues spécifiques.
  • Seuil : 4:10 à 4:34 par km (13,1 à 14,4 km/h, 86 à 92 % de la FCmax), la zone inconfortable mais tenable.
  • VMA : 3:34 à 3:57 par km (15,2 à 16,8 km/h, 94 à 100 % de la FCmax), réservée aux fractions courtes.

Les erreurs qui coûtent cher

Le piège le plus courant se joue dès les premières minutes d'une sortie longue : partir sur l'allure marathon haute plutôt que sur l'endurance fondamentale, parce que les jambes sont fraîches et que l'allure paraît facile au kilomètre trois. Résultat, les vingt dernières minutes se courent en dette, et la séance qui devait construire du fond finit par simplement fatiguer. Autre classique : la séance de seuil courue au seuil de l'orgueil, quand on pousse sur 4:05 par km parce qu'un partenaire tient ce rythme, alors que la fourchette affichée s'arrête à 4:10. Le seuil se reconnaît à la sensation : un effort soutenu, mais des phrases encore possibles par blocs courts. Et la sortie longue sautée par manque de temps, remplacée par deux footings courts, prive l'organisme du travail spécifique que rien d'autre ne remplace.

Ce que ces chiffres permettent d'espérer

Sur route, cette VMA correspond à des repères de chrono cohérents : 5 km en 20:05, 10 km en 41:52, semi-marathon en 1h32:21 et marathon en 3h12:33. Ces repères supposent une préparation spécifique à la distance visée, pas seulement un entraînement au fractionné.

Pourquoi retester régulièrement

Une VMA n'est pas un chiffre gravé : elle évolue avec les cycles d'entraînement, remonte après un bloc de fractionné bien mené, redescend après une coupure ou une période de fatigue. Un retest toutes les six à huit semaines permet de garder des allures ajustées à la forme réelle, plutôt que de s'entraîner sur un chiffre qui date d'il y a six mois.

Vos allures d'entraînement

Zonekm/hAllure au kmFréquence cardiaque
Footing très lent8,8 à 10,45:46 à 6:4960 à 70 % de la FCmax
Endurance fondamentale10,4 à 125:00 à 5:4670 à 80 % de la FCmax
Allure marathon12 à 13,14:34 à 5:0080 à 86 % de la FCmax
Seuil13,1 à 14,44:10 à 4:3486 à 92 % de la FCmax
VMA15,2 à 16,83:34 à 3:5794 à 100 % de la FCmax

Questions fréquentes

Une VMA de 16 km/h, c'est un bon niveau ?

C'est le niveau d'un coureur régulier et entraîné, loin du débutant mais pas non plus celui d'un compétiteur de haut niveau régional. Concrètement, cela correspond à un potentiel de 5 km en 20:05 ou de 10 km en 41:52. Le classement importe moins que la progression : ce qui compte, c'est de savoir aujourd'hui à quelle allure courir chaque type de séance, et de retester dans quelques semaines pour voir si le chiffre a bougé.

Dois-je respecter les allures au kilomètre près ?

Les fourchettes affichées existent pour laisser une marge : une allure de seuil entre 4:10 et 4:34 par km reste une allure de seuil, que l'on coure au bas ou au haut de la zone selon la fatigue du jour ou le terrain. Ce qui compte, c'est de rester dans la zone visée et d'éviter de glisser vers la zone voisine, surtout vers le haut, où une séance d'endurance se transforme en séance de seuil sans le vouloir.

À quelle fréquence retester sa VMA ?

Un retest toutes les six à huit semaines suffit pour la plupart des coureurs, en particulier après un bloc de travail au seuil ou en fractionné, ou après une reprise suite à une coupure. Retester trop souvent ne laisse pas le temps à l'entraînement de produire ses effets, et attendre trop longtemps fait courir des séances sur des allures qui ne correspondent plus à la forme réelle du moment.