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Des plans d'entraînement calculés, semaine par semaineChaque séance porte sa durée, son allure au kilomètre et sa distance

Fiche calculée

Courir un marathon en 5 h

Terminer un marathon en 5 heures, c'est tenir 8,4 km/h pendant 42,195 km sans jamais dévier de l'allure des passages ci-dessus. Ce chrono est accessible aux coureurs réguliers qui savent déjà courir longtemps, à condition de préparer la course sur douze à seize semaines.

55 %65 %75 %82 %90 %95 %105 %Footing très lentEndurance fondamentaleAllure marathonSeuilVMA5 h

Allure : 7:07 au kilomètre · 8,4 km/h · 80 % de la VMA · zone Allure marathon

Le même effort sur les autres distances

DistanceChrono équivalentAllureLa page du site
5 km31:176:1532 minutes (valeur la plus proche)
10 km1h05:136:311 h 05
semi-marathon2h23:536:492 h 20 (valeur la plus proche)

À qui s'adresse ce chrono

Un marathon en 5 heures demande de tenir 8,4 km/h sur la totalité de la distance, ce qui correspond à une VMA d'environ 10,5 km/h et à un effort situé à 80 % de cette VMA, en zone allure marathon. Ce niveau est accessible à un coureur régulier qui court déjà trois à quatre fois par semaine depuis plusieurs mois, qui a l'habitude des sorties de plus d'une heure trente et qui sait ce que représente courir sur la durée sans s'essouffler.

Ce n'est pas un objectif de première course : il suppose une base d'endurance déjà posée, pas seulement de la volonté le jour J.

Le départ : l'erreur qui coûte le chrono

Le piège classique se joue dans les cinq cents premiers mètres. Porté par l'ambiance du départ, on part souvent trente secondes au kilomètre plus vite que les 7:07 visés, persuadé de pouvoir rattraper plus tard. Sauf qu'on ne rattrape jamais un excès d'allure sur marathon : on le paie, au mieux à partir du 25e kilomètre, au pire dès le 18e. Le premier passage à 35:33 sur 5 km doit être lu comme une limite haute, pas comme un objectif à battre.

  • Se placer au bon endroit dans le sas de départ pour ne pas être entraîné par des coureurs plus rapides
  • Regarder sa montre dès le premier kilomètre et accepter de se faire doubler
  • Garder une sensation de facilité jusqu'au 10 km (1h11:06), presque frustrante

Le milieu de course : la zone qui use en silence

Entre le 10e et le 20e kilomètre (passages en 1h11:06 et 2h22:12), l'allure marathon ne fatigue pas les jambes, elle use la concentration. C'est là que beaucoup relâchent l'allure sans s'en apercevoir, simplement parce que courir à 80 % de VMA demande moins d'effort respiratoire que d'attention aux chiffres.

Un passage au 15 km en 1h46:39 qui traîne de quinze secondes ne se voit pas sur le moment, mais il se paie plus tard. Rester dans cette zone, c'est accepter un effort qui semble presque trop confortable pour être le bon.

La fin : les dix derniers kilomètres

Le passage au 25 km en 2h57:45 marque l'entrée dans la partie de la course où l'allure marathon devient réellement exigeante. C'est ici que la sortie longue sautée en préparation se rappelle au coureur : les jambes qui n'ont jamais couru au-delà de 28 ou 30 km découvrent la fatigue en même temps que le kilomètre 35. Tenir jusqu'au bout à 7:07 par kilomètre demande d'avoir habitué le corps à cette durée à l'entraînement, pas seulement à cette vitesse.

Les séances qui construisent ce chrono

Trois types de séances font la différence sur ce projet.

  • La sortie longue, progressivement allongée jusqu'à 30 à 32 km, pour habituer le corps à la durée
  • La séance de seuil, courue au seuil réel et non au seuil de l'orgueil en calquant l'allure sur celle d'un partenaire plus rapide
  • Les blocs à allure marathon, insérés dans une sortie longue, pour apprendre à reconnaître la sensation de 7:07 par kilomètre sans regarder la montre

Vos passages, kilomètre par kilomètre

DistanceTemps de passage
5 km35:33
10 km1h11:06
15 km1h46:39
20 km2h22:12
25 km2h57:45
30 km3h33:18
35 km4h08:51
40 km4h44:24
42,195 km5h00:00

Questions fréquentes

Quel niveau faut-il avoir pour viser 5 heures au marathon ?

Il faut pouvoir courir à 8,4 km/h sur la durée, ce qui correspond à une VMA proche de 10,5 km/h. Concrètement, un coureur qui boucle un semi-marathon autour de 2h23:53 et qui tient déjà des sorties longues de deux heures dispose de la base nécessaire. En dessous de ce niveau, l'objectif reste travaillable, mais il demande d'abord de construire l'endurance de fond avant de s'attaquer à l'allure spécifique.

Comment savoir si je pars trop vite le jour de la course ?

Le repère le plus fiable reste le passage au 5 km : en 35:33, l'allure est juste ; en dessous de 34 minutes, le rythme est déjà trop rapide pour tenir 42,195 km. La sensation doit rester nettement confortable jusqu'au 10 km, en 1h11:06. Si la respiration se fait déjà sentir avant ce point, mieux vaut ralentir tout de suite plutôt qu'espérer que ça se stabilise plus loin.

Que faire si l'allure se dégrade après le 30e kilomètre ?

C'est souvent le signe que la sortie longue n'a pas été assez poussée à l'entraînement plutôt qu'un problème du jour. Réduire légèrement l'allure de quelques secondes par kilomètre pour préserver la foulée vaut mieux que s'accrocher aux 7:07 et s'effondrer avant le 25 km, passage prévu en 2h57:45. Mieux vaut finir régulier un peu plus lentement que craquer complètement dans les derniers kilomètres.